Une petite boule sur la lèvre extérieure génitale correspond le plus souvent à une lésion bénigne comme un kyste, une infection locale ou une obstruction glandulaire. Plus rarement, une masse persistante peut révéler la présence d’un cancer de la vulve. L’aspect clinique seul ne suffit pas à trancher. L’examen gynécologique réalisé par les spécialistes du CCFP et, si nécessaire, la biopsie permettent d’établir le diagnostic de façon formelle.
Quelles sont les causes possibles d’une petite boule sur la lèvre extérieure génitale ?
Une petite boule sur la lèvre extérieure génitale est le plus souvent liée à une atteinte bénigne. Le tableau ci-dessous résume les principales causes, détaillées ensuite une à une.
| Cause | Nature | Douloureuse ? | Signe caractéristique |
|---|---|---|---|
| Kyste sébacé (épidermoïde) | Bénigne | Habituellement non | Boule ferme, mobile, parfois avec un point central |
| Kyste de Bartholin / Bartholinite | Bénigne : obstruction de la glande (kyste) ; infection (bartholinite) | Kyste : souvent non ; bartholinite : oui | Masse d’un seul côté, près de l’entrée du vagin |
| Folliculite | Infectieuse, bénigne | Parfois / souvent sensible | Après rasage ou épilation |
| Furoncle, abcès | Infectieuse, bénigne | Oui | Douleur locale, rougeur, écoulement de pus possible |
| Verrue génitale | Bénigne (HPV) | Habituellement non | Liée à une infection HPV |
| Lipome / Fibrome cutané | Bénigne | Habituellement non | Bien limitée, mobile, sans ulcération ni saignement |
| Lichen scléreux | Chronique | Pas forcément, mais souvent irritant ou douloureux | Modifie l’aspect vulvaire |
| Herpès génital | Infectieuse | Oui (brûlures) | Vésicules et brûlures |
| Cancer de la vulve | Maligne | Variable, souvent non au début | Indurée, irrégulière, ulcérée, saignante |
Ces lésions sont généralement bien limitées, mobiles sous la peau, sans ulcération ni saignement. Certaines affections cutanées chroniques comme le lichen scléreux peuvent également modifier l’aspect vulvaire. Plus rarement, une masse peut correspondre à une lésion précancéreuse ou à un cancer de la vulve. L’évolution dans le temps constitue un élément clé. Une lésion stable depuis des années n’a pas le même profil qu’une masse récente qui augmente de volume.
À savoir
Toute lésion vulvaire persistante au-delà de quelques semaines mérite un avis médical, même en l’absence de douleur.
Lire également notre article sur l’hypertrophie des petites lèvres.
Petite boule ferme et mobile sous la peau de la lèvre
Ce que l’on appelle couramment un « kyste sébacé » correspond le plus souvent à un kyste épidermoïde. Il s’agit d’une petite boule ferme, de couleur chair ou jaunâtre, qui roule sous la peau et mesure en général de 1 à 3 cm. Un petit point foncé est parfois visible en son centre. Cette lésion bénigne peut se développer sur la vulve et reste souvent stable pendant longtemps. Elle peut toutefois s’enflammer ou s’infecter : la boule devient alors rouge, gonflée et douloureuse. Il est déconseillé de la presser, car cela favorise l’inflammation et les récidives.
Boule à l’entrée du vagin : la glande de Bartholin
Les glandes de Bartholin sont deux petites glandes situées de chaque côté de l’entrée du vagin. Lorsque leur canal se bouche, le liquide s’accumule et forme un kyste de Bartholin, qui concerne environ 3 % des femmes. Il se présente comme une boule souple, d’un seul côté, près de l’entrée du vagin, de la taille d’un petit pois à celle d’une balle de golf. Souvent indolore au début, il peut devenir gênant à la marche, en position assise ou pendant les rapports. Si le kyste s’infecte, il se transforme en abcès, appelé bartholinite. La boule devient alors rouge, chaude, gonflée et très douloureuse, parfois avec de la fièvre.
Le cancer de la glande de Bartholin est rare. Il se manifeste par une masse ferme d’un côté de l’entrée du vagin. C’est pourquoi une boule de la glande de Bartholin qui apparaît à partir de 40 ans ou après la ménopause, qui est dure, fixe ou qui ne répond pas au traitement, justifie une biopsie.
Boule rouge et douloureuse : folliculite, furoncle ou abcès
La folliculite correspond à l’inflammation d’un poil. Elle se traduit par un petit bouton rouge et sensible, souvent surmonté d’un point de pus, et apparaît fréquemment après un rasage ou une épilation. Lorsque l’infection gagne en profondeur, elle peut former un furoncle, c’est-à-dire une boule dure et douloureuse qui se remplit de pus. On parle d’abcès vulvaire lorsque cette poche de pus s’étend.
Il ne faut jamais percer ni presser ce type de boule soi-même, au risque d’étendre l’infection. Des compresses tièdes peuvent soulager la douleur. En revanche, une consultation rapide s’impose si la peau autour devient chaude, rouge et gonflée, en cas de fièvre ou de frissons, si la boule ne s’améliore pas au bout de deux semaines ou si elle récidive.
Petite boule ou bouton blanc sur la vulve
Plusieurs causes bénignes peuvent expliquer l’apparition de petites boules blanches sur la vulve. Les grains de Fordyce sont de petites glandes sébacées visibles, de 1 à 5 mm, blanches ou jaunâtres, souvent regroupées. Présents chez environ 80 % des adultes, ils sont tout à fait normaux. Ils ne sont ni contagieux ni sexuellement transmissibles et ne nécessitent aucun traitement.
Le molluscum contagiosum est une infection virale de la peau. Il forme de petites boules fermes et brillantes de 2 à 5 mm, marquées d’un creux blanc en leur centre. Chez l’adulte, il se transmet souvent lors des rapports sexuels et disparaît généralement seul, parfois en plusieurs mois. Enfin, une petite boule blanche ou jaunâtre peut aussi correspondre à un kyste épidermoïde ou à une folliculite, décrits plus haut.
Petite boule de sang ou boule noire sur la lèvre
Une ou plusieurs petites boules rouge foncé, violacées ou noires, de moins de 5 mm, correspondent souvent à des angiokératomes. Il s’agit de petites dilatations de vaisseaux sanguins, bénignes et plus fréquentes avec l’âge, qui peuvent saigner lorsqu’elles sont frottées. Elles ne nécessitent pas de traitement, sauf si elles saignent ou gênent.
En revanche, une tache ou une boule foncée nouvelle, ou un grain de beauté qui change de forme, de couleur ou de taille, doit être examiné rapidement. Le mélanome de la vulve est rare, mais il existe. En cas de doute, une biopsie permet d’écarter ce diagnostic.
Verrues génitales (condylomes)
Les verrues génitales, aussi appelées condylomes, sont de petites excroissances rugueuses qui apparaissent autour du vagin ou de l’anus. Regroupées, elles peuvent prendre un aspect de chou-fleur. Leur couleur varie du blanc au rouge, en passant par la couleur chair ou une teinte plus foncée. Elles sont dues, dans la grande majorité des cas, à certains types de papillomavirus humains (HPV 6 et 11), considérés comme à faible risque de cancer. Elles passent souvent inaperçues, mais peuvent entraîner des démangeaisons, une gêne ou de petits saignements.
Lipome et fibrome cutané
Le lipome est une petite boule de graisse bénigne, située sous la peau. Il est mou, légèrement mobile lorsqu’on appuie dessus, indolore, et grossit lentement. Le fibrome cutané, ou fibrome mou, est une petite excroissance molle de couleur chair, qui semble pendre de la peau. Lui aussi est bénin et indolore. Un avis médical reste toutefois conseillé si la boule grossit, devient douloureuse, rouge, chaude, ou si elle est dure et fixe.
Lichen scléreux et herpès génital
Le lichen scléreux est une maladie chronique de la peau qui touche surtout la vulve. Il se manifeste par des plaques blanches, lisses ou plissées, qui démangent. La peau se fragilise et peut saigner ou devenir douloureuse au frottement. Ce lichen augmente légèrement le risque de cancer de la vulve, qui reste inférieur à 5 %. C’est ce qui justifie un traitement et un suivi réguliers.
L’herpès génital provoque de petites vésicules qui éclatent en laissant des plaies rouges, accompagnées de brûlures, de picotements ou de démangeaisons. La première poussée est souvent la plus intense, et les suivantes sont généralement plus légères.
Une petite boule sur la lèvre extérieure génitale douloureuse est-elle inquiétante ?
Une petite boule sur la lèvre extérieure génitale douloureuse évoque d’abord une cause inflammatoire ou infectieuse. Un furoncle peut par exemple provoquer une douleur locale, une rougeur et parfois un écoulement purulent. Une bartholinite entraînera une masse unilatérale douloureuse près de l’entrée vaginale. L’herpès génital s’accompagne de vésicules et de brûlures. La douleur n’est donc pas le signe le plus typique d’un cancer vulvaire débutant. Les tumeurs précoces sont par ailleurs souvent indolores.
En revanche, une douleur associée à une lésion indurée, irrégulière ou ulcérée doit être explorée. L’équipe du CCFP rappelle qu’une gêne persistante ou inhabituelle doit motiver un examen gynécologique dans les meilleurs délais.
Une petite boule sur la lèvre extérieure génitale peut-elle être un cancer de la vulve ?
Le cancer de la vulve se développe le plus souvent sous forme d’une lésion qui ne cicatrise pas, d’un épaississement cutané ou d’une ulcération. Une petite boule sur la lèvre extérieure génitale non douloureuse peut correspondre à une tumeur si elle présente certaines caractéristiques :
- Masse ferme, indurée
- Contours irréguliers
- Saignement spontané
- Démangeaisons chroniques
- Modification de la couleur de la peau
Les facteurs de risque identifiés comprennent l’infection au HPV, le lichen scléreux, le tabagisme et l’immunodépression.
À savoir
Le cancer de la vulve est une pathologie rare. La plupart des petites masses vulvaires ne sont pas cancéreuses.
Le tableau ci-dessous résume la conduite à tenir selon ce que vous constatez.
| Ce que vous constatez | Que faire ? |
|---|---|
| Une boule souple d’un côté de l’entrée du vagin, indolore | En parler à votre médecin. À partir de 40 ans ou après la ménopause, un examen est nécessaire, parfois complété par une biopsie |
| Une boule rouge, chaude, très douloureuse, avec ou sans fièvre | Consulter rapidement : un abcès est possible. Ne pas la percer |
| De petites vésicules ou plaies avec des brûlures | Consulter rapidement : le traitement antiviral est plus efficace s’il débute dans les cinq jours, ou tant que de nouvelles lésions apparaissent |
| Des démangeaisons persistantes avec des plaques blanches | Consulter : un lichen scléreux doit être traité et suivi |
| Une plaie ou un bouton qui ne guérit pas depuis plus d’un mois, une boule ferme qui saigne, une zone de peau épaissie | Consulter sans attendre : une biopsie peut être nécessaire |
| Une tache ou un grain de beauté qui change de forme, de couleur ou de taille | Consulter sans attendre |
Comment savoir si une boule au niveau des lèvres génitales est un cancer ?
La différence entre une lésion bénigne et une tumeur maligne ne peut pas être déterminée seule à domicile. Une petite boule sur la lèvre extérieure génitale peut tout aussi bien correspondre à un kyste simple comme à une lésion précancéreuse. L’examen clinique par un spécialiste est donc indispensable.
L’examen clinique d’une petite boule sur la lèvre génitale
La consultation débute par un interrogatoire précis (date d’apparition, évolution de la masse, modification de taille, saignement, démangeaisons persistantes…). Les antécédents sont pris en compte : infection au HPV, lichen scléreux, tabagisme, immunodépression.
La vulve est examinée avec minutie. Le praticien observe la surface cutanée à la recherche d’une ulcération, d’un épaississement ou d’une irrégularité pigmentaire. La palpation permet d’évaluer la consistance de la masse, sa mobilité et une éventuelle induration.
Les ganglions inguinaux sont systématiquement examinés.
Une masse ferme, irrégulière ou fixée aux tissus profonds nécessite des investigations complémentaires.
La biopsie de la vulve en cas de petite boule sur la lèvre génitale
En cas de doute, une biopsie est réalisée sous anesthésie locale. Un fragment de tissu est prélevé puis analysé en anatomopathologie. C’est cette analyse qui permet de confirmer ou d’exclure un cancer de la vulve.
Le bilan d’extension en cas de cancer de la vulve
Si un cancer de la vulve est confirmé, un bilan d’extension est programmé afin d’évaluer la taille de la tumeur, la profondeur d’invasion et l’atteinte éventuelle des ganglions. Une IRM pelvienne est souvent incluse, et un scanner ou un TEP scan peuvent être indiqués selon le contexte. La classification en stade va ensuite permettre de guider la stratégie thérapeutique.
Où se faire examiner : le parcours au CCFP
Une petite boule sur la lèvre génitale peut être examinée par votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme, qui vous orientera si nécessaire vers un spécialiste. Au Centre de Chirurgie de la Femme Paris, les chirurgiens gynécologues et cancérologues prennent en charge les lésions de la vulve, de l’examen clinique et de la biopsie jusqu’au traitement. Les patientes sont opérées à la Clinique Hartmann, à Neuilly-sur-Seine. Secrétariat de cancérologie : 01 58 05 11 24 – Nous contacter.
Les traitements en cas de petite boule sur la lèvre extérieur génitale
Le traitement d’une petite boule sur la lèvre extérieure génitale dépend avant tout de sa cause. Chez une femme de moins de 40 ans, une boule de la glande de Bartholin petite et indolore ne nécessite souvent aucun traitement, et des bains de siège peuvent l’aider à se résorber. Un petit furoncle peut se vider seul. En revanche, un abcès plus volumineux, qu’il touche la glande de Bartholin ou un poil, se traite par un drainage réalisé par un médecin. Des antibiotiques y sont associés en cas de fièvre, d’infection de la peau autour ou d’abcès qui récidive. Lorsqu’une boule de la glande de Bartholin récidive, une intervention peut être proposée pour permettre au liquide de s’évacuer durablement, voire pour retirer la glande.
Petite boule sous la peau, lipome et fibrome
Ces lésions bénignes ne nécessitent aucun traitement lorsqu’elles ne gênent pas. Si elles grossissent, s’enflamment à répétition ou deviennent gênantes, elles peuvent être retirées par une petite intervention. Pour un kyste épidermoïde, l’ensemble de la poche doit être retiré afin de limiter le risque de récidive. Un fibrome cutané peut être enlevé par le froid, par la chaleur ou par une simple excision, et il ne repousse généralement pas.
Verrues génitales, herpès et lichen scléreux
Les verrues génitales se traitent par des crèmes ou des lotions appliquées localement, par le froid (cryothérapie) ou par un retrait chirurgical, au laser par exemple. Aucun traitement n’est efficace à coup sûr, et les récidives sont fréquentes, quel que soit le traitement choisi. Les verrues peuvent aussi disparaître d’elles-mêmes. La vaccination contre le HPV est recommandée chez les filles et les garçons de 11 à 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 26 ans révolus. Elle protège contre les verrues génitales et contre les virus responsables de certains cancers.
L’herpès génital se traite par des médicaments antiviraux. Ils sont d’autant plus efficaces qu’ils sont débutés tôt : dans les cinq jours qui suivent l’apparition des symptômes, ou tant que de nouvelles lésions apparaissent.
Le lichen scléreux se traite par une crème ou une pommade à base de dermocorticoïde très puissant. Elle est appliquée chaque jour pendant un mois, puis de façon de plus en plus espacée les deux mois suivants, avant un traitement d’entretien adapté. Un suivi au moins une fois par an reste nécessaire en raison du risque, faible mais réel, de cancer de la vulve.
Lésion précancéreuse de la vulve
En cas de lésion précancéreuse, comme une néoplasie intra-épithéliale vulvaire, le traitement repose le plus souvent sur une exérèse chirurgicale locale. Lorsque la lésion est liée au HPV et qu’un cancer a été écarté par la biopsie, une destruction par laser ou un traitement local par crème peut être discuté. Les lésions liées au lichen scléreux relèvent, elles, de l’exérèse chirurgicale. Une surveillance régulière est indispensable en raison du risque de récidive ou de transformation invasive.
Si la petite boule se révèle être un cancer de la vulve
Comme évoqué précédemment, il s’agit d’une situation rare : la grande majorité des petites boules sur la lèvre génitale sont bénignes. Lorsque la biopsie confirme un cancer de la vulve, le traitement repose principalement sur la chirurgie, qui retire la lésion avec une marge de tissu sain. Sauf pour les tumeurs de très petite taille et très superficielles, les ganglions de l’aine sont également évalués : par la technique du ganglion sentinelle lorsque la tumeur est unique, mesure moins de 4 cm et qu’aucun ganglion ne paraît suspect, ou par un curage ganglionnaire pour les tumeurs plus volumineuses ou multiples. Selon les résultats, une radiothérapie, parfois associée à une chimiothérapie, peut compléter la chirurgie, ou la remplacer lorsque la tumeur ne peut pas être opérée.
L’équipe du CCFP adapte la stratégie thérapeutique en fonction du stade tumoral, de l’état de santé général de la patiente et des enjeux fonctionnels. Chaque dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire.
| Situation clinique | Prise en charge recommandée |
|---|---|
| Lésion bénigne | Surveillance ; retrait si la lésion gêne, grossit ou s’infecte à répétition |
| Kyste ou abcès de Bartholin | Surveillance si le kyste est indolore ; drainage en cas d’abcès |
| Lésion précancéreuse (néoplasie intra-épithéliale vulvaire) | Exérèse chirurgicale locale. Si la lésion est liée au HPV et qu’un cancer est écarté : laser ou traitement local possible. Surveillance régulière |
| Cancer de la vulve confirmé par la biopsie (situation rare) | Chirurgie, avec évaluation des ganglions de l’aine selon le stade ; radiothérapie, avec ou sans chimiothérapie, en complément de la chirurgie ou à sa place si la tumeur n’est pas opérable |
Questions fréquentes sur la petite boule sur lèvre extérieur génitale
Une petite boule sur la lèvre extérieure génitale est-elle grave ?
Dans la majorité des cas, non. Les causes bénignes sont les plus fréquentes. Une consultation est recommandée en cas de persistance ou de modification d’aspect.
Une petite boule sur la lèvre génitale, douloureuse ou non, peut-elle être un cancer ?
C’est rare mais possible. La douleur évoque plus souvent une infection ou un abcès, et le cancer vulvaire est souvent indolore au début. Une masse indurée, persistante ou qui saigne doit donc être examinée, qu’elle soit douloureuse ou non.
Combien de temps attendre avant de consulter pour une boule vulvaire ?
Une lésion qui persiste plus de quelques semaines, grossit ou change d’aspect justifie un avis médical.
La glande de Bartholin peut-elle être touchée par un cancer ?
Une boule de la glande de Bartholin est généralement bénigne, et le cancer de cette glande est rare. Une boule qui apparaît à partir de 40 ans ou après la ménopause, ou qui est ferme et persistante, doit toutefois être évaluée, parfois par une biopsie, pour écarter un carcinome de la glande de Bartholin.
Un bouton sur la vulve peut-il être un cancer ?
Dans la grande majorité des cas, non : un bouton sur la vulve correspond le plus souvent à une folliculite ou à une petite boule bénigne. Le cancer de la vulve peut toutefois prendre l’aspect d’un bouton ou d’une petite boule rouge, rose ou blanche, parfois semblable à une verrue. Un bouton ou une plaie qui ne guérit pas au bout d’un mois, qui grossit, saigne ou change de couleur doit donc être montré à un médecin.
Comment soigner une petite boule sur la lèvre génitale ?
Le traitement dépend de la cause. Beaucoup de petites boules bénignes ne nécessitent aucun traitement. Un abcès se traite par un drainage réalisé par un médecin, des verrues génitales par des traitements locaux ou par le froid, et une lésion qui gêne peut être retirée. Il est déconseillé de percer ou de presser une boule soi-même. Les différents traitements sont détaillés plus haut dans cet article.
Petite boule qui gratte sur la lèvre génitale : qu’est-ce que c’est ?
Une petite boule qui gratte peut correspondre à une verrue génitale, à un molluscum contagiosum, à une folliculite ou à une poussée d’herpès, souvent annoncée par des picotements. Des démangeaisons associées à des plaques blanches évoquent plutôt un lichen scléreux. Des démangeaisons persistantes font aussi partie des signes à faire examiner, car elles peuvent, plus rarement, accompagner un cancer de la vulve.
Boule dans le vagin : est-ce grave ?
Le plus souvent, non. Une boule souple située d’un côté de l’entrée du vagin correspond généralement à la glande de Bartholin. Une sensation de boule à l’intérieur du vagin, ou qui sort du vagin, avec une impression de pesanteur souvent plus marquée en fin de journée, évoque plutôt une descente d’organe, appelée prolapsus. Dans tous les cas, une boule dans ou autour du vagin doit être montrée à un médecin, qui pourra en préciser l’origine par un simple examen.
Article rédigé et relu par le Dr Jérémie Zeitoun, chirurgien cancérologue et gynécologue au Centre de Chirurgie de la Femme Paris.
Mis à jour le 06/10/2026 – Date de relecture médicale : 06/10/2026
Sources
- ESGO – Recommandations pour la prise en charge du cancer de la vulve, mise à jour 2023
- Haute Autorité de Santé – Papillomavirus (HPV) : rattrapage vaccinal jusqu’à 26 ans révolus (2025)
- Manuels MSD – Kyste et abcès de la glande de Bartholin
- American Academy of Family Physicians – Bartholin Duct Cyst and Gland Abscess: Office Management (2019)
- BASHH – UK national guideline on the management of vulval conditions (2014) ; UK national guideline for the management of anogenital herpes (2014)
- IUSTI-Europe – Guideline for the management of anogenital warts (2019)
- ACOG – Committee Opinion n° 675 : Management of Vulvar Intraepithelial Neoplasia (2016)
- American Cancer Society – Signs and Symptoms of Vulvar Cancer ; Surgery for Vulvar Cancer
- NHS – Bartholin’s cyst ; Boils ; Genital warts ; Genital herpes ; Lichen sclerosus ; Molluscum contagiosum ; Lipoma ; Skin tags ; Vulval cancer ; Pelvic organ prolapse
- DermNet – Epidermoid cyst ; Folliculitis ; Fordyce spots ; Angiokeratoma