Une hystérectomie peut être préconisée en cas de cancer gynécologique, comme un cancer de l’utérus (endomètre) ou un cancer du col de l’utérus, afin de retirer l’organe malade et de prévenir le risque de récidive. Pour autant, cette opération ne supprime pas tout risque de voir le cancer revenir, même si ce risque reste faible.
Qu’est-ce qu’une hystérectomie ?
Une hystérectomie est une opération chirurgicale qui consiste à retirer l’utérus, un organe situé dans la zone pelvienne, dont le rôle est d’abriter l’embryon durant la grossesse. Elle peut être pratiquée sur une patiente souffrant de fibromes, d’adénomyose, ou de cancers gynécologiques tels que le cancer de l’endomètre, du col de l’utérus ou le cancer des ovaires. L’opération a lieu le plus souvent sous anesthésie générale. Elle peut se faire par voie haute, par voie basse ou par coelioscopie.
Il s’agit d’une intervention couramment pratiquée en chirurgie oncologique gynécologique, tant pour traiter le cancer de l’utérus qu’une panoplie de pathologies bénignes. Pour cause, l’utérus n’est pas un organe vital et n’est plus fonctionnel à partir de la ménopause. Aussi, son ablation peut permettre de résoudre efficacement certains problèmes de santé et d’améliorer significativement la qualité de vie des patientes, même si elle n’est pas toujours sans conséquence.
La voie haute, ou laparotomie, passe par une incision du ventre. Elle est indiquée notamment pour les utérus très volumineux et pour certains cancers. La voie basse passe par le vagin et ne laisse pas de cicatrice sur le ventre. La cœlioscopie utilise une caméra et des instruments introduits par de petites incisions de l’abdomen. Elle peut être assistée par un robot, qui offre au chirurgien une vision en trois dimensions et des instruments articulés. Le choix de la technique dépend de la maladie traitée, de la taille de l’utérus et des antécédents de chaque patiente.
Voies d’abord chirurgicales de l’hystérectomie : comparaison
| Voie chirurgicale | Technique | Cicatrice | Indication typique | Convalescence |
|---|---|---|---|---|
| Laparotomie (voie haute) | Incision abdominale | Oui, sur le ventre | Utérus volumineux / certains cancers | 6 à 8 semaines |
| Voie basse (vaginale) | Passage par le vagin | Aucune | Maladies bénignes | 3 à 4 semaines |
| Cœlioscopie | Petites incisions + caméra | Minimes | Cas courants / robot possible | 3 à 4 semaines |
Hystérectomie totale, partielle ou radicale : quelles différences ?
En fonction du motif de l’intervention, il est possible de retirer également d’autres organes du tractus reproducteur féminin, tels que les ovaires, les trompes de Fallope, ainsi que les ganglions lymphatiques et certaines parties du vagin. On distingue quatre types d’intervention.
- L’hystérectomie partielle, ou subtotale, consiste à enlever l’utérus en laissant le col de l’utérus.
- L’hystérectomie totale consiste à retirer l’utérus et le col de l’utérus, mais pas les ovaires.
- L’hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie consiste en l’ablation de l’utérus, du col de l’utérus, des ovaires et des trompes de Fallope.
- L’hystérectomie radicale, ou élargie, consiste en l’ablation de l’utérus, du col de l’utérus, du tiers supérieur du vagin, des tissus qui entourent le col et des ganglions lymphatiques pelviens. Elle est pratiquée lorsque le cancer est invasif.
Conserver ou non les ovaires est une décision distincte, qui se pose quel que soit le type d’opération. Il est donc tout à fait possible d’enlever l’utérus sans enlever les ovaires. Chez une femme non ménopausée opérée pour une maladie bénigne, les recommandations du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) préconisent de les conserver. En cas de cancer, la décision est prise au cas par cas. Les ovaires peuvent parfois être conservés, y compris lors d’une hystérectomie radicale pour un cancer du col débutant chez une femme jeune.
Les 4 types d’hystérectomie : organes retirés et indications
| Type | Organes retirés | Indication principale |
|---|---|---|
| Hystérectomie partielle (subtotale) | Utérus (col conservé) | Maladies bénignes |
| Hystérectomie totale | Utérus + col de l’utérus | Cancer endomètre localisé |
| Hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie | Utérus + col + ovaires + trompes | Cancers gynécologiques |
| Hystérectomie radicale (élargie) | Utérus + col + vagin partiel + ganglions | Cancers invasifs |
Indications de l’ablation de l’utérus : fibromes, endométriose, cancers
On pratique typiquement une hystérectomie pour traiter les maladies bénignes et malignes de l’appareil reproducteur féminin.
Le fibrome utérin arrive en tête des maladies motivant une hystérectomie. Cette tumeur de l’utérus bénigne (non cancéreuse) est en effet à même de provoquer des saignements et des douleurs parfois très invalidants.
L’endométriose, une pathologie encore méconnue et pourtant fréquente, peut aussi nécessiter une hystérectomie. En effet, la prise en charge médicamenteuse de cette affection est encore délicate et souvent décevante.
Les descentes d’organes et prolapsus génitaux peuvent aussi bénéficier d’un traitement chirurgical impliquant une hystérectomie.
Avant d’envisager cette opération, d’autres solutions sont souvent discutées, comme le stérilet hormonal, l’ablation des seuls fibromes (myomectomie) ou l’embolisation des artères utérines. Le choix dépend de la maladie, de l’âge et du désir de grossesse.
Enfin, l’hystérectomie constitue le traitement de référence des cancers de l’endomètre (paroi interne de l’utérus) localisés, ainsi que d’autres cancers gynécologiques pouvant s’être étendus à l’utérus, ou risquant de s’y étendre.
La prise en charge du cancer de l’ovaire ou du cancer du col de l’utérus, par exemple, peut demander une chirurgie radicale comprenant une hystérectomie. L’objectif est alors d’enlever une marge importante de tissus sains autour de la tumeur, afin de limiter les risques de récidive.
Il peut en être de même avec certains cancers pelviens proches de l’utérus, comme certains cancers de la vessie ou des intestins, qui peuvent s’être étendus – ou risquer de s’étendre – aux organes reproducteurs.
En tout état de cause, les bénéfices du retrait de l’utérus à visée préventive, c’est-à-dire pour limiter les risques de récidive et non pour ôter une tumeur cancéreuse, sont toujours mis en balance avec les conséquences de l’hystérectomie sur la qualité de vie de la patiente. En cas de cancer, la décision est prise en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), qui réunit les différents spécialistes de votre prise en charge.
Effets secondaires et complications de l’hystérectomie
L’hystérectomie, comme toute intervention chirurgicale, est susceptible d’entraîner des effets secondaires. Il est important de noter que chaque personne réagit différemment et que ces effets secondaires ne sont pas systématiques.
Douleurs et suites immédiates après l’opération
- Douleur et inconfort. Après l’opération, il est normal de ressentir de la douleur et de l’inconfort. Ces sensations peuvent apparaître immédiatement après la chirurgie ou quelques semaines plus tard, mais elles sont généralement temporaires.
- Saignements. Il est possible d’avoir des saignements après l’opération. Ceux-ci peuvent durer quelques jours à quelques semaines.
- Infections. Les infections peuvent survenir après une hystérectomie, nécessitant parfois des antibiotiques pour être traitées. Elles font partie des complications les plus fréquentes et se soignent en général bien.
- Pneumonie. Dans de rares cas, les patientes peuvent développer une pneumonie après la chirurgie.
- Complications au niveau de la vessie. Vous pourriez rencontrer des difficultés à uriner, comme une perte de la sensation de devoir aller aux toilettes ou une incapacité à vider complètement la vessie. Ces problèmes peuvent être temporaires ou, pour certaines femmes, devenir permanents, surtout après une hystérectomie radicale.
- Constipation. La constipation est un effet secondaire courant après une chirurgie abdominale.
- Caillots sanguins. Il existe un risque de formation de caillots sanguins dans les jambes ou les poumons après l’hystérectomie. C’est pourquoi il est important de suivre les recommandations de votre médecin pour éviter ces complications (traitement anticoagulant, bas de contention, lever précoce).
- Blessure d’un organe voisin. Une blessure de la vessie, des uretères ou de l’intestin reste rare et est le plus souvent réparée pendant l’opération.
Les complications graves restent rares. Une hémorragie peut parfois nécessiter une transfusion.
Contactez votre chirurgien sans attendre si vous présentez l’un de ces signes après votre retour à domicile.
- Une fièvre supérieure à 38 °C.
- Des saignements vaginaux abondants ou malodorants.
- Une douleur du ventre qui augmente au lieu de diminuer.
- Une douleur ou un gonflement d’un mollet.
- Une douleur dans la poitrine ou un essoufflement.
Effets secondaires à long terme de l’hystérectomie
- Lymphœdème. Si les ganglions lymphatiques du bassin sont enlevés, cela peut entraîner une accumulation de lymphe dans les jambes ou l’abdomen, une condition appelée lymphœdème.
- Faiblesse des muscles et ligaments. L’hystérectomie peut affaiblir les muscles et ligaments soutenant le vagin, la vessie et le rectum. À terme, une descente d’organes (prolapsus) peut survenir. Ce risque reste faible et concerne surtout les femmes qui présentaient déjà une fragilité du plancher pelvien. Des fuites urinaires à l’effort peuvent aussi apparaître, et la rééducation du périnée permet le plus souvent de les améliorer.
- Rétrécissement du vagin. Dans le cas d’une hystérectomie radicale, un rétrécissement du vagin peut se produire.
- Blocage de l’intestin. Des bandes de tissu cicatriciel (adhérences) peuvent causer un blocage de l’intestin.
Chaque hystérectomie est unique. Discutez toujours avec votre médecin pour comprendre les risques spécifiques et comment les gérer.
Conséquences de l’ablation de l’utérus sur le corps et la vie intime
Les conséquences de l’hystérectomie sur le corps, la qualité de vie et le bien-être des patientes varient significativement d’une patiente à l’autre, et sont drastiquement différentes chez la femme ménopausée et chez la femme non ménopausée.
Ablation de l’utérus, conséquences chez la femme ménopausée
Chez la femme ménopausée, les conséquences de l’hystérectomie sont habituellement moindres.
De fait, la ménopause signe l’arrêt du cycle reproducteur chez la femme. Les ovaires cessent peu à peu de fonctionner et l’utérus n’a plus de rôle dans la reproduction. Son retrait ne modifie donc pas l’équilibre hormonal.
Femme non ménopausée, fin des règles et impossibilité de grossesse
Chez la femme non ménopausée, les conséquences sont différentes, car l’ablation de l’utérus entérine tout projet de grossesse. Toutefois, c’est une intervention essentiellement pratiquée après l’âge de 40 ans, chez les femmes dont la famille est déjà complète.
En revanche, les menstruations disparaissent. Pour certaines femmes, c’est un réel avantage qui s’accompagne de l’arrêt d’une contraception contraignante et d’une plus grande liberté sexuelle. Lorsque le col a été conservé, de petits saignements au moment des règles peuvent toutefois persister chez certaines femmes.
Ablation de l’utérus et ménopause
Contrairement à une croyance populaire, l’hystérectomie ne provoque pas de ménopause précoce. C’est l’ovariectomie, retrait des deux ovaires pratiqué pour traiter des pathologies ovariennes ou certains cancers, qui engendre une ménopause.
Dans la plupart des cas, l’hystérectomie est une intervention pratiquée chez les femmes dont les ovaires sont sains. Ces derniers sont donc laissés en place et continuent de fonctionner normalement jusqu’à la ménopause naturelle. Certaines études suggèrent toutefois que celle-ci pourrait survenir quelques années plus tôt.
Lorsque les deux ovaires sont retirés avant la ménopause naturelle, on parle de ménopause chirurgicale. La baisse des hormones est alors brutale et peut provoquer des bouffées de chaleur, une sécheresse vaginale, des troubles du sommeil ou une baisse de la libido. Un traitement hormonal peut être discuté avec votre gynécologue lorsque la maladie traitée le permet.
Sexualité après une hystérectomie
L’hystérectomie n’a pas, dans la grande majorité des cas, d’impact à long terme sur la vie sexuelle des patientes, mais exige l’arrêt transitoire des rapports sexuels impliquant une pénétration vaginale pendant environ six semaines, le temps que la cicatrice au fond du vagin soit solide.
Lorsque le col de l’utérus et/ou la partie haute du vagin ont également été enlevés, une période de rééducation peut être nécessaire pour récupérer la souplesse des tissus et retrouver un bon confort durant les rapports sexuels. Après une ablation des ovaires, une sécheresse vaginale peut aussi gêner les rapports. Des lubrifiants ou un traitement local peuvent alors vous aider.
Habituellement, l’hystérectomie a même des effets bénéfiques sur la vie sexuelle, car elle vise à traiter des pathologies pouvant générer de l’inconfort, voire de vives douleurs, et des saignements après les rapports sexuels.
Vivre sans utérus, un vécu à accompagner
Les impacts psychologiques de la perte d’un organe fonctionnel peuvent être lourds, d’autant que l’utérus, organe de la grossesse, est parfois perçu comme un emblème de féminité. Ces réactions sont fréquentes et légitimes, même lorsque l’opération était nécessaire. Un soutien psychologique peut vous être proposé, avant comme après l’intervention.
Convalescence après une hystérectomie
La durée d’hospitalisation est en général de un à trois jours selon la technique opératoire, parfois davantage après une chirurgie élargie pour un cancer. La convalescence dépend elle aussi de la voie utilisée. Elle est le plus souvent de trois à quatre semaines après une voie basse ou une cœlioscopie, et de six à huit semaines après une ouverture du ventre.
Pendant cette période, il est conseillé de marcher un peu chaque jour, d’éviter de porter des charges lourdes pendant quelques semaines et de reprendre le sport progressivement. La reprise de la conduite, des rapports sexuels et du travail se fait selon les indications de votre chirurgien. La durée de l’arrêt de travail est fixée par votre chirurgien selon la technique utilisée, votre récupération et votre métier.
Après une hystérectomie, peut-on avoir un cancer ?
Une récidive du cancer du col de l’utérus ou de l’endomètre est-elle possible à la suite d’une hystérectomie ? Le risque de récidive de cancer ne sera pas le même selon le type d’hystérectomie pratiqué, décrit plus haut.
Après une hystérectomie partielle ou totale, les ovaires étant intacts, il est toujours possible de développer un cancer de l’ovaire. Après une hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie ou une hystérectomie radicale, le risque de récidive de cancer gynécologique est encore plus faible.
Le type d’hystérectomie réalisé est décidé au cas par cas en fonction des résultats des examens préopératoires. Dans le cas d’un cancer des ovaires par exemple, une ablation de l’utérus est pratiquement toujours réalisée, les ovaires et l’utérus étant proches, afin de réduire au maximum le risque de propagation de la maladie. Cependant, même si cette opération réduit les risques de récidives, il est toujours possible de développer un cancer du péritoine.
Le péritoine est la membrane qui tapisse l’intérieur de l’abdomen, elle se situe donc près des ovaires. Les cellules qui composent le péritoine étant particulièrement semblables aux cellules ovariennes, le cancer du péritoine ressemble et agit comme le cancer de l’ovaire. C’est pourquoi le traitement du cancer primitif du péritoine est semblable au traitement contre le cancer de l’ovaire. Il est donc nécessaire de porter attention aux symptômes pouvant annoncer une récidive afin, le cas échéant, de la traiter au plus vite et au mieux.
Cancer de l’endomètre, du col, des ovaires ou du sein après une hystérectomie
Après une hystérectomie totale, un nouveau cancer de l’endomètre ou du col ne peut plus se développer, puisque ces organes ont été retirés. La récidive d’un cancer déjà traité reste en revanche possible, le plus souvent au fond du vagin ou dans le bassin, d’où l’importance du suivi. Si le col a été conservé, il peut encore être le siège d’un cancer (voir le dépistage du col plus bas).
L’ablation de l’utérus ne dispense pas du dépistage du cancer du sein, qui doit être poursuivi selon votre âge et vos antécédents. En revanche, l’ablation des ovaires avant la ménopause diminue ce risque, en réduisant la production d’hormones.
Des symptômes à ne pas confondre avec les suites de l’hystérectomie
Ces symptômes ne doivent pas être confondus avec les éventuelles complications dues à une hystérectomie. Cette opération peut être suivie de pertes de sang ou de caillots de sang, et entraîner une infection. Elle peut également provoquer, plus rarement et parfois des années après, un prolapsus pelvien, c’est-à-dire la descente, dans le vagin, des organes soutenus par le plancher pelvien, comme la vessie ou le rectum. Par ailleurs, en cas d’ablation des ovaires, une hystérectomie sera suivie des symptômes d’une ménopause précoce et d’une infertilité. Ces symptômes n’annoncent en principe pas une récidive de cancer. Les complications graves restent rares, et peuvent être résorbées lorsqu’elles surviennent.
Les symptômes du cancer de l’ovaire et du cancer péritonéal primaire
Les symptômes du cancer de l’ovaire et du cancer péritonéal primaire ont pour particularité de rester discrets lors des phases initiales de récidive. Les signes annonciateurs peuvent également être difficiles à repérer, car, peu spécifiques, ils peuvent évoquer d’autres maladies non cancéreuses. Les signes d’une récidive de cancer ont pour particularité d’être persistants et plus intenses. Tout changement doit être signalé et toute manifestation inhabituelle et durable prise au sérieux.
Parmi ces signes, il faudra prêter attention à une fatigue inhabituelle et durable, que le repos et le sommeil ne suffisent pas à effacer. Une récidive de cancer peut aussi entraîner des difficultés pour s’alimenter : une sensation de satiété peut apparaître rapidement, la patiente peut également perdre du poids, ressentir des maux d’estomac et souffrir de constipation. Des saignements ou des pertes vaginales inhabituels doivent aussi conduire à consulter sans attendre. Des douleurs dorsales peuvent également apparaître, ainsi que des douleurs pelviennes et abdominales, qui peuvent notamment se réveiller lors des rapports sexuels. Un besoin de miction fréquent compte également parmi les signes annonciateurs.
En se propageant à d’autres parties du corps, le cancer de l’ovaire ou du péritoine peut entraîner des complications, notamment une anémie en raison du manque de globules rouges, un œdème, à la suite de l’accumulation importante de liquide dans le corps ou encore un épanchement pleural, c’est-à-dire l’accumulation de liquide entre les membranes qui recouvrent les poumons et la cavité thoracique, ce qui entraînera des problèmes respiratoires. Du liquide peut également s’accumuler dans l’abdomen, provoquant un gonflement (une ascite), des vomissements et un essoufflement.
Lire aussi notre article sur les facteurs de risque du cancer des ovaires
Convalescence et suivi après hystérectomie : repères clés
| Étape / Paramètre | Délai indicatif | Précision |
|---|---|---|
| Durée d’hospitalisation standard | 1 à 3 jours | Selon technique opératoire |
| Hospitalisation après chirurgie élargie | Plus de 3 jours | Cancer avancé |
| Convalescence voie basse / cœlioscopie | 3 à 4 semaines | Reprise progressive |
| Convalescence laparotomie (ventre ouvert) | 6 à 8 semaines | Chirurgie plus lourde |
| Reprise des rapports sexuels | Environ 6 semaines | Cicatrice vaginale à consolider |
| Consultation si symptômes gynécologiques | Plus de 12 fois/mois | Recommandation American Cancer Society |
Comment surveiller une récidive de cancer après une hystérectomie ?
Comme précisé précédemment, le risque de récidive du cancer à la suite d’une hystérectomie, qu’elle soit partielle, totale ou totale avec salpingo-ovariectomie est faible, des études récentes le prouvent. Pour autant, à la suite d’une hystérectomie, il est nécessaire de prévoir des examens réguliers. Dans le cas d’une suspicion de cancer, votre médecin vous prescrira des tests à effectuer tels qu’un examen pelvien, des prises de sang ou des radios. Cela permettra de contrôler l’éventualité d’une récidive et d’écarter l’apparition d’autres maladies.
De façon générale, si vous présentez des symptômes inhabituels ou persistants, avertissez en votre médecin. Les préconisations de l’American Cancer Society suggèrent de consulter votre équipe soignante si vous présentez des symptômes associés aux cancers gynécologiques plus de douze fois par mois. Le traitement du cancer de l’ovaire ou du péritoine est vital et doit être mis en place le plus tôt possible.
Lire aussi notre article sur l’espérance de vie du cancer des ovaires
Frottis, HPV et dépistage du col après une hystérectomie
Le suivi gynécologique dépend du type d’opération et de sa raison. Après une hystérectomie totale sans lien avec un cancer ou une lésion du col, le dépistage du cancer du col n’est plus nécessaire. Si le col a été conservé lors d’une hystérectomie partielle, le dépistage par frottis ou test HPV doit être poursuivi normalement. Après une hystérectomie réalisée pour un cancer du col ou pour des lésions précancéreuses liées au papillomavirus (HPV), un suivi spécialisé est mis en place, avec des prélèvements au fond du vagin, car des lésions peuvent rarement y réapparaître.
Questions fréquentes sur l’hystérectomie
Peut-on avoir un cancer après une hystérectomie ?
Oui, un cancer reste possible après une hystérectomie, même si ce risque reste faible. Si les ovaires ont été conservés, un cancer de l’ovaire peut se développer. Même après ablation des ovaires, un cancer du péritoine est envisageable, car ses cellules ressemblent aux cellules ovariennes. En revanche, après une hystérectomie totale, un nouveau cancer de l’endomètre ou du col de l’utérus ne peut plus survenir, bien qu’une récidive d’un cancer déjà traité reste possible, le plus souvent au fond du vagin. Si le col a été conservé, son dépistage doit être poursuivi.
L’hystérectomie provoque-t-elle une ménopause précoce ?
Non, l’hystérectomie seule ne provoque pas de ménopause précoce. C’est le retrait des deux ovaires (ovariectomie), lorsqu’il a lieu avant la ménopause naturelle, qui entraîne une ménopause chirurgicale, avec une chute brutale des hormones pouvant causer bouffées de chaleur, sécheresse vaginale et troubles du sommeil. Si les ovaires sont conservés, ils continuent à fonctionner normalement jusqu’à la ménopause naturelle, qui pourrait toutefois survenir quelques années plus tôt selon certaines études.
Faut-il encore faire des frottis après une hystérectomie ?
Cela dépend du type d’hystérectomie. Après une hystérectomie totale sans lien avec un cancer ou une lésion précancéreuse du col, le dépistage par frottis n’est plus nécessaire. Si le col a été conservé (hystérectomie partielle), les frottis et tests HPV doivent être poursuivis normalement. Après une hystérectomie pour cancer du col ou lésions précancéreuses, un suivi spécialisé avec prélèvements au fond du vagin est mis en place.
Quels sont les signes d’une récidive de cancer après une hystérectomie ?
Les signes d’une récidive de cancer après hystérectomie incluent une fatigue persistante, des douleurs pelviennes ou abdominales, des saignements ou pertes vaginales inhabituels, une sensation de satiété rapide, une perte de poids inexpliquée, des besoins urinaires fréquents et des douleurs dorsales. Ces symptômes sont souvent discrets au début. Ils doivent être signalés rapidement à votre médecin, surtout s’ils persistent ou s’intensifient.
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